Histoire


Le blason de la commune

« Ecartelé au 1e et 4ème d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, au 2ème et 3ème de gueules à trois cailloux d'argent deux et un ; sur le tout d'azur au pont à trois arches d'argent posé sur une rivière de sinople ».

Le blason indique que SAINT-MAX dépendait des ducs de Lorraine. Les trois cailloux sur fond de gueules se retrouvent sur le blason du chapitre de la cathédrale Saint Etienne de TOUL, dont SAINT-MAX dépendait également.

Le pont sur la Meurthe faisait communiquer NANCY, la capitale, avec tout l'Est du Duché de Lorraine.

 



 

Origine du toponyme

Le premier texte mentionnant l'existence de SAINT-MAX date de 1263, au moment où régnait le Duc de Lorraine, Ferry III.

SAINT-MAX est né autour d'un petit édifice religieux, vraisemblablement fortifié, dont la tour est aujourd'hui le clocher de l'église Saint-Médard.






Après 1263, on trouve la mention de ce petit village dans de nombreux textes mais avec des appellations variant dans le temps :
- au XIIIème siècle SAINT-MARD,
- au XVème siècle SAINT-MARC,
- au XVIème siècle SAINCT-MAY, SAINCT-MARC, SAINCT-MACH et SAINT- MAIX,
- au XVIIIème siècle, SAINT Mâ puis enfin SAINT-MAX, le nom actuel apparaissant pour la première fois en 1772 ;
- sous la révolution, le village portera de manière éphémère le nom de Mâ-LA-MONTAGNE ou MAX-LA-MONTAGNE.

Il était réputé grâce à ses vignobles.

 

Du village à la ville

En 1866, la localité comptait 430 habitants. On en recense aujourd'hui 9 836 habitants dans la cité qui s'est urbanisée tout en prenant soin de son patrimoine. En 1870, il semble déjà bien loin ce temps où SAINT-MAX avait l'aspect d'un petit village dont les habitations étaient groupées pour la plupart autour de l'église Saint-Médard, quelques maisons se situant un peu à l'écart, au pont d'Essey.

Un an plus tard, précisément le 10 mai 1871, la signature du Traité de Francfort va tracer certaines lignes de la destinée de la localité.
En effet, ce traité privant la France d'une partie des départements de la Moselle et de la Meurthe provoque un afflux de population vers la partie restée française de la Loraine et notamment sur NANCY dont le considérable effort démographique rejaillit sur les villages proches qui deviennent alors des communes de banlieue.Un autre facteur va concourir au développement économique et démographique de la cité maxoise : l'implantation d'industries à proximité (Nordon, Fruhinsholz, Daum…) dans les bas quartiers de NANCY, le long de la voie ferrée et du canal. 

 
De 430 habitants en 1866, la population de SAINT-MAX est passée à près de 3000 âmes en 1911. Autour de la nouvelle rue Carnot et de la nouvelle église Saint-Livier dont la mise en chantier avait commencé en 1883 se crée un quartier qui deviendra l'actuel centre ville.

Cet essor se poursuit malgré la Première Guerre Mondiale et durant l'entre-deux-guerres.

De nouvelles rues et de nouveaux quartiers sont bâtis à la faveur des premières mesures prises par les gouvernements de l'époque, encourageant la construction de maisons d'habitation.

La population atteindra 12 489 habitants en 1968. Ce sera le maximum car le territoire de la commune est réduit et il est presque entièrement construit.